Tableau de bord

😡 Des journalistes ont Ă©tĂ© blessĂ©s et arrĂȘtĂ©s par la police alors qu'ils couvraient des manifestations

Un correspondant de CNN a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© Ă  la tĂ©lĂ©vision en direct tandis qu'un photographe a Ă©tĂ© aveuglĂ© en permanence par une balle en caoutchouc.

Alors que les manifestations contre la brutalitĂ© policiĂšre se poursuivent dans le pays, plus d'une douzaine de journalistes ont Ă©tĂ© blessĂ©s et arrĂȘtĂ©s par des policiers alors qu'ils travaillaient.

Des manifestations ont éclaté à Minneapolis, puis se sont répandues à travers le pays, aprÚs la mort de George Floyd lundi lorsqu'un policier s'est agenouillé au cou.

Les plaidoyers de Floyd pour sa vie, disant "Je ne peux pas respirer", dans un événement qui a été capturé sur vidéo, ont fait écho au meurtre d'Eric Garner et ont attiré une attention renouvelée sur la violence que les gens de couleur font face à la police.

Depuis, les journalistes ont documenté les foules de milliers de personnes qui se sont rassemblées dans des villes comme New York, Los Angeles, Atlanta et Seattle.

«Les attaques ciblĂ©es contre des journalistes, des Ă©quipes de mĂ©dias et des organes de presse couvrant les manifestations montrent un mĂ©pris total pour leur rĂŽle critique dans la documentation des questions d'intĂ©rĂȘt public et constituent une tentative inacceptable de les intimider», a dĂ©clarĂ© Carlos MartĂ­nez de la Serna du ComitĂ© pour la protection.

Les journalistes ont déclaré dans un communiqué condamnant les actions de la police.

«Les autoritĂ©s des villes des États-Unis doivent demander Ă  la police de ne pas cibler les journalistes et s'assurer qu'elles peuvent rapporter les manifestations en toute sĂ©curitĂ© sans crainte de blessures ou de reprĂ©sailles.»

Minneapolis Des journalistes de plusieurs organes de presse ont rapportĂ© sur les rĂ©seaux sociaux que la police les avait soit arrĂȘtĂ©s, harcelĂ©s ou tirĂ©s sur eux avec une force moins que mortelle tout en couvrant les manifestations en cours.

Vendredi, le correspondant de CNN, Omar Jimenez, et son Ă©quipe ont Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©s en direct devant la camĂ©ra, alors qu'ils s'identifiaient comme journalistes et proposaient de se dĂ©placer.

Ils ont Ă©tĂ© libĂ©rĂ©s de la garde Ă  vue quelques heures plus tard. La journaliste du LA Times, Molly Hennessy-Fiske, a publiĂ© une vidĂ©o d'elle-mĂȘme dĂ©crivant une rencontre avec des officiers de la Patrouille d'État du Minnesota au cours de laquelle elle a dĂ©clarĂ© qu'un groupe de journalistes s'Ă©tait identifiĂ© comme Ă©tant la presse.

Les policiers ont tirĂ© des gaz lacrymogĂšnes sur les journalistes "Ă  bout portant" sans rĂ©pondre aux appels des journalistes Ă  leur dire oĂč aller, a-t-elle dit.

Une photographe et militante a Ă©galement Ă©tĂ© frappĂ©e Ă  l'Ɠil gauche avec ce qu'elle croyait ĂȘtre une balle en caoutchouc et a dĂ©clarĂ© qu'elle avait Ă©tĂ© aveuglĂ©e en permanence dans cet Ɠil.

Dimanche, le gouverneur du Minnesota, Tim Walz, s'est excusé pour la deuxiÚme fois des arrestations en cours. "C'est inacceptable", a-t-il déclaré, ajoutant qu'il reconnaissait le rÎle que les journalistes doivent jouer dans les manifestations.

«J'en assume l'entiÚre responsabilité et je n'équivoque pas, quelle que soit la difficulté de l'environnement.»

À Louisville, dans le Kentucky, des policiers ont Ă©tĂ© capturĂ©s par une camĂ©ra filmant ce qui semble ĂȘtre des boules de poivre sur une Ă©quipe de camĂ©ras de tĂ©lĂ©vision locale.

"Je portais un gilet avec 'Press' en lettrage réfléchissant, et on m'a tiré plusieurs fois dans la poitrine, les jambes et le bras droit", a écrit samedi le journaliste James Dobson.

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